Qui va payer la note…

La finance. Frédéric Lordon décortique la mécanique. Anthropic doit 330 milliards à Google, AWS et Microsoft sur dix ans ; OpenAI, 770 milliards à AWS, CoreWeave, Cerebras, Oracle et Microsoft. Des contrats « take-or-pay », parce que on paie, qu’on utilise ou pas. En 2025 et 2026, OpenAI et Anthropic ont dû sortir 46 puis 131 milliards. En 2027, un mur arrive avec des obligations de 412 milliards. Et les revenus ne suivent pas.
Un secteur qui brûle du cash à cette vitesse a besoin de deux choses : toujours plus de données et des ressources gratuites, et toujours plus de crédulité financière. La dérégulation du RGPD, c’est la matière première offerte gratis. Le montage financier façon subprime, c’est le carburant.
On nous vend l’IA comme une fatalité technologique mais c’est surtout une fuite en avant. Et comme toute fuite en avant, elle cherche qui va payer la note…

