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Facturation électronique, les petites entreprises arrivent divisées au 1er septembre

À quatre jours de l’entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique, 58 % des entreprises interrogées par OpinionWay pour Tiime déclarent avoir choisi une Plateforme Agréée, contre 36 % fin juillet. L’accélération est nette, mais le chiffre doit être lu à l’échelle de l’enquête : l’échantillon comprend 401 indépendants et dirigeants d’entreprises françaises de moins de 20 salariés, interrogés du 3 au 11 août. Il ne mesure donc pas directement le niveau de préparation de toutes les catégories d’entreprises françaises.

La différence entre profils est plus instructive que la moyenne. Parmi les statuts individuels – auto-entrepreneurs, micro-entreprises et entreprises individuelles -, 46 % prévoient d’être prêts à temps, contre 72 % pour les structures constituées sous des statuts comme la SASU ou la SARL. L’écart se retrouve dans les effectifs : 50 % des entreprises sans salarié se disent prêtes, contre 81 % de celles qui comptent de 10 à 19 salariés.

La réforme met aussi au jour un retard d’équipement qui dépasse la seule facturation électronique. En août, 64 % des répondants indiquent encore produire leurs factures avec un outil bureautique non spécialisé, comme Excel ou Word, ou sur papier. Le taux atteint 86 % dans l’industrie et la construction. Pour ces entreprises, le passage à une plateforme agréée ne consiste pas seulement à changer de canal d’envoi : il suppose de modifier une partie du processus de gestion quotidien.

La réforme est connue sans être toujours comprise. OpinionWay mesure 91 % de dirigeants ayant entendu parler du dispositif, mais seulement 37 % déclarent savoir exactement ce qu’il contient. Seuls 62 % s’estiment concernés par l’obligation. Parmi les entreprises qui ne sont pas encore équipées, 32 % disent ne pas savoir quelle plateforme choisir, devant le manque de temps à 27 %, le sentiment de ne pas être concerné à 24 % et le budget à 22 %. Le communiqué recense plus de 148 plateformes agréées, ce qui transforme la sélection du prestataire en sujet opérationnel à part entière pour les petites structures.

Les inquiétudes restent élevées. 73 % des dirigeants interrogés disent ne pas souhaiter partager leurs données de facturation clients et fournisseurs avec l’État, et 71 % anticipent une charge administrative supplémentaire. À l’inverse, 47 % pensent que la réforme peut raccourcir les délais de paiement de leurs clients. Le prix compte, mais de manière ambivalente : 43 % placent la gratuité en premier critère de choix, alors que 74 % acceptent l’idée de payer et évaluent en moyenne à 48,10 euros par mois le prix jugé juste pour une solution.

Par ailleurs la DGFiP n’appliquerait pas de sanction avant la fin de 2026.

Source: InfoDSI

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